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Scrutin du 10 avril : Plusieurs recours introduits auprès de la Cour

Le 23/04/2016

Membres de la Cour Constitutionnelle comorienne
Membres de la Cour Constitutionnelle comorienne 

Les candidats à l’élection présidentielle ainsi que les candidats malheureux à l’élection des gouverneurs des îles ont déposé leurs recours auprès de la Cour Constitutionnelle. Le dernier délai était fixé mercredi minuit.


La Cour Constitutionnelle aurait enregistré un nombre important de recours à en croire un fonctionnaire de cette institution dont les membres devraient s’atteler à la tache dès le délai de dépôt des dossiers, soit mercredi minuit.
 

« Hier, nous avons effectué à un travail de synthèse consistant en la classification des documents », a-t-il indiqué, précisant que le nombre de documents était important.
 

Excepté Mohamed Fazul et Hassane Hamadi, classés respectivement en tête de l’élection de gouverneur de l’île de Mohéli et de l’île de Ngazidja selon les résultats provisoires de la Ceni, les candidats malheureux à cette même élection ainsi que les candidats à l’élection présidentielle ont tous introduit des recours auprès de la haute Cour.
 

L’ampleur de la tache des sages, qui auront théoriquement 10 jours pour statuer et déclarer les résultats définitifs du double scrutin du dimanche 10 avril, s’annonce immense et complexe.
 

Si pour le cas des élections des gouverneurs de Ngazidja et Moili, la tache semble moins ardue au vue de l’avance considérable des gouverneurs élus sur leurs concurrents, il n’en est pas de même pour l’élection présidentielle.
 

L’Updc dont le candidat est arrivé en 2e position selon les résultats de la Ceni tentera de faire annuler plusieurs bureaux de vote surtout à Moili et Ngazidja. Mais l’enjeu crucial pour le parti au pouvoir serait les partielles qu’il réclame sur l’île d’Anjouan. Dans ce combat, les recours introduits dans ce sens par Mouigni Baraka Said Soilihi, candidat malheureux à l’élection présidentielle, seront d’une importance capitale pour Mamadou.
 

La Crc d’Azali Assoumani, dotée d’une cellule de juristes avant même l’entame de la campagne électorale, tentera de consolider son avance en plaidant pour le rétablissement des résultats. « Les résultats dont nous disposons sont le double de ceux déclarés par la Ceni », aurait dit un cadre de la Convention pour le renouveau des Comores, qui a bénéficié d’une alliance de poids, celle du parti Juwa de l’ancien président Sambi.

Maoulida Mbaé

 

L’annexion de Maoré par la France ne passera jamais !

Le 23/04/2016

L'Ambassadeur de France aux Comores, Robby Judes
L'Ambassadeur de France aux Comores, Robby Judes 
La France semble avoir entamé la dernière marche de son plan d’annexion de l’île comorienne : l’acceptation par l’Etat comorien du fait accompli à Maore.

Pour la France, il fallait en premier lieu sortir la « question de l’île comorienne de Mayotte » des débats des Assemblée générales annuelles de l’ONU durant lesquels, elle était systématiquement dénoncée. Le dernier coup d’Etat de Bob Denard déporta le Président Djohar à la Réunion et le gouvernement qui en fut issu, composé à l’ambassade de France aux Comores, décida de demander que la question de l’île comorienne de Mayotte ne soit pas débattue pour impréparation de la partie comorienne. Arrivé au pouvoir, Taki décida de la retirer provisoirement des débats, elle figurerait dans les Ordres du Jour provisoires seulement. Mzimba, son ministre des affaires étrangères de l’époque s’est glorifié à plusieurs reprises pour avoir été le maître d’œuvre de cette bévue nationale. 

Le pas suivant consistait à intégrer Maore dans la Commission de l’Océan Indien (COI) et à lui faire une place comparable à celle de la Réunion. La voie empruntée le sport : la participation de Mayotte aux jeux des iles de l’Océan Indien (JIOI) sous des dehors de participation, d’ouverture, de dépolitisation des jeux, etc. La brèche fut ouverte par Azali qui accepta que Mayotte participe aux jeux dans une « France de l’Océan Indien ». L’année suivante Mayotte prit part aux jeux en tant qu’entité autonome sans drapeau ni hymne français. Le processus ainsi enclenché permit l’intégration progressive de Mayotte dans tous les organes de la COI. 

Et maintenant la phase finale. Bon gré malgré, les Comores doivent accepter que Mayotte est française. Le président français en personne, en terre comorienne et à sa suite son ambassadeur aux Comores dans une conférence de presse à Mwali, entonnèrent le même refrain : Mayotte est française, les Comores doivent se soumettre. La France enfonce le bouchon : à la Réunion, Mayotte aux JIOI défile sous le drapeau français. Ses athlètes brandissent le poing, en chantant la marseillaise. L’organisation des prochains JIOI est retirée aux Comores. Et pour encore enfoncer le bouchon, Mayotte, malgré les dispositions réglementaires régissant son statut d’observateur dans les organes de la COI, agit comme membre de plein droit et à ce titre accueille des rencontres et bouquet final obtient la présidence de l’Union des Chambres de Commerce de l’Océan Indien.

Et bien évidement les responsables comoriens tergiversent, se complaisent dans des justifications insensées qui sont en fait destinées à sauver des apparences en lambeaux depuis au moins août 2016 à Saint Denis de la Réunion. Il leur faudra assumer pleinement leurs responsabilités vis-à-vis du pays.

L’autre versant de cette stratégie française consiste à faire exploser l’Etat comorien, en faire une confédération de confettis qu’il sera encore plus facile de manipuler et à qui sera enlevé toute velléité de revendication sur l’île comorienne de Mayotte.

En tout cas, quelle que soit la situation et l’époque, il se trouvera toujours des Comoriens dans les quatre îles pour réclamer et se battre pour l’unité de l’Archipel. L’aveuglement arrogant des Occidentaux coûte cher au Monde (Irak, Lybie, Syrie, Afghanistan, etc.). A ce qu'il semble, les Comores vont devoir ou sont entrain de payer leur dîme.
Idriss Mohamed 

 

NGAZILAO DJÉ ?

Le 23/04/2016

Mohamed ALI MGOMRI
Mohamed ALI MGOMRI 

Le climat sociopolitique dans nos îles est très préoccupant. Beaucoup de thèmes sont en discussion et parfois les débats débordent. Face à cela, je me permets de livrer quelques opinions sur ce qui suit.


- A propos de fraudes :


C’est une histoire assez rigolote. C’est celle du voleur qui réclame être « volé ». Oui, c’est l’histoire de deux personnes qui se sont chargées de l’intérieur et des élections (dans leur organisation et leur réalisation) ainsi que des finances publiques. Ils ont planifié l’innommable 104%, ont assassiné le deuxième du premier tour (Maître Fahmi) et renvoyé le premier au dernier palier (Le Colonel Azali Assoumani). Puisque le scenario a bien marché, autant continuer au second tour. C’était sans compter sur le Président Sambi et le collectif Narawazé qui ont réussi à soigner l’image du Président Ikililou en le convaincant sur la nécessité de démocratiser la machine électorale, en faisant participer les trois candidats au second tour dans le processus et dans sa globalité.


Il faut dire que l’histoire devient intéressante quand, après avoir coupé les vivres à Mouigni, ils l’ont placé second pour bien l’envoyer en l’air. Celui-ci se verra bomber la poitrine et faire comme si….. Il va aller plus loin dans son extase en se ralliant aux vaincus avec ses 19% inutiles. Prions qu’il comprenne la combine, même si ZIPVIRI.


La fraude. On prétend que le VP d’Azali a Anjouan a cassé des urnes dans ses fiefs. Pourquoi ferait-il cela dans des fiefs qui lui sont acquis? Et le rôle de ces soldats qui auraient causé cette affaire ? Pourquoi cela s’est-il passé ainsi alors que l’ensemble des présidents et secrétaires des bureaux sont de l’UPDC et des exécutifs des îles ? Le discours n’accroche pas, ne se lit pas et semble être une bonne blague de TOTO. Laissons tomber, c’est du charabia fraudé.


- A propos d’ingérence :


Il est admis qu’un pays n’a pas d’amis, il a des intérêts à défendre. Nous devons comprendre cela et l’intégrer. La posture de certaines grandes sociétés étrangères, en période électorale dans leurs anciennes colonies, peut ne pas être comprise et choquer certains. Je crois que c’est ce qui se passe actuellement avec certains de nos « alliés ».

J’ai appris que le Dr Mahmoud Ibrahim, neveu de Msaidié, a tenu une conférence débat sur les crises post électorales en Afrique, cas des Comores. Bonne initiative, seulement ou se passe la Conférence ? A Paris, dans une salle prestigieuse qui serait gérée par la famille de Vincent Bolloré (regardez du coté Port de Moroni). La conférence se passe au Fouquet’s, s’il vous plaît, pas loin des Champs Élysées. Ceux qui lisent la politique française savent quel est le profil des gens qui fréquentent l’endroit. La dernière fois que j’en ai entendu parler, c’est en pleine rupture du couple Sarkozy qui y a séjourné avec nombreux amis politiques et qui reste une référence en matière de scandales politiques (d’ailleurs Sarkozy dit regretter le choix du Fouquet’s), quoi que d’autres événements s’y passent. Ce qui attire mon attention, ce n’est pas l’endroit mais le luxe et le fort prix à payer pour une conférence. Qui paie la facture de mon ami Mahmoud Ibrahim ? Certainement pas lui-même !!!!


Ye Djini nge hayawo !!!


Il y a donc un monstre qui commence à montrer ses pattes pendant qu’on parle de lui, pendant qu’on l’accuse de s’ingérer dans nos affaires et de chercher à nous imposer un président, autre que celui que nous avons élu. S’il savait ce qu’on lui prête par ici en matière de plans catastrophiques pour créer une situation exceptionnelle !!!!! S’il savait ce qu’on lui prête en matière de déploiement de mercenaires à col blanc au niveau des opérations électorales mais également après dans une dynamique totalement terroriste !!!! S’il savait combien il entache l’Union Européenne et la France dans ce choix qui n’appartient qu’aux comoriens !!!!!


Que ceux qui croient que la France va semer la zizanie aux Comores et encourager une guerre civile se détrompent. La France défend ses intérêts. Colas, Bolloré, Lafarge et autres sociétés françaises (a qui on prête la mise a disposition de milliards de nos francs au service de la campagne des battus) ne cherchent que le meilleur pour eux. S’ils estiment que Mamadou aurait été leur meilleur interlocuteur, ils ne manqueront pas d’atouts pour charmer le Colonel. On peut perdre un allié, un ami, une personne chère au cours de la vie, c’est comme cela que le monde est fait. Ils le savent pour l’avoir vécu ici et ailleurs.


Ces « amis » des Comores partagent avec nous un socle de valeurs autour de la paix, la démocratie et le développement. Ils ne peuvent se permettre le luxe de nous enfoncer alors qu’ils ont besoin de nous comme nous avons besoin d’eux.


- La HCC de toutes les hypothèses


Les membres de la Haute Cour Constitutionnelle sont des humains et des comoriens. Ils vivent comme nous cette vie dégradée et dégradante. Ils lisent sur les visages de la population, à la fois la déprime causée par la vie dure que nous impose ce régime et l’espoir né de l’annonce des résultats de ces élections. Ces membres lisent la Constitution mais également l’histoire et la psychosociologie des comoriens. Ils sont nos avocats, chargés de nous guider vers le Bien. Ils sont sages parce qu’ils prennent le temps et s’offrent les moyens de lire le passé et le présent pour mieux instruire l’avenir. Si tout le monde semble accepter leur verdict (y compris les surexcités qui vont jusqu’à ordonner des gifles contre l’autre camp), c’est qu’ils méritent la confiance des comoriens. 

Je suis tenté d’insister auprès de tous sur cette posture démocratique, républicaine et comorienne. Je suis tenté d’anticiper sur le fair play des politiciens car il ne sert à rien d’obtenir à tout prix le pouvoir quand on est privé de légitimité.


- Quand on franchit le rubicond

Chat et souris ?
Voilà ce qu’un juriste, un ancien administrateur de cette île, un grand pieux musulman a trouvé à dire pour qualifier deux ex présidents de ce pays. Je n’ai pas besoin qu’on m’instruise sur le caractère insultant de l’expression. Cette personne a bien insulté ces personnalités. Pas besoin de faire du droit pour comprendre cela. Je suis sûr que l’auteur ne donnerait aucun de ces noms à ses enfants. Sa fille ne peut se prénommer la souris et son fils ne peut porter le prénom de chat. Pour ceux qui étudient les langues, gardez vous des traductions linéaires et des expressions des autres cultures. La culture étant quelque chose d’assez exigeante.


L’autre VP, dans son énervement, va aller jusqu’à demander à ses partisans de frapper carrément ceux qui clameront la victoire de l’autre camp. Il est trop intelligent dans sa vision puisqu’il soutient qu’un troisième ne peut jamais devenir premier. Fini l’espoir des parents et enseignants qui croient que certains élèves peuvent « mieux faire », surtout quand ils bénéficient de meilleurs conditions d’encadrement.


Pour notre VP, « Yeya Trende hatrendé » mais cette vérité est exceptionnellement sienne et à son seul service.


Dans ce climat trop bruyant, on sent facilement l’énervement, la fatigue et l’émergence de la brutalité verbale et physique. On sent l’exploitation des uns contre les autres par des forces obscures et étrangères. On sent une politique de terre brulée dans son propre pays. On sent venir l’odeur du chaos. Cette posture est celle du vaincu. Mais ces vaincus ont les moyens de mieux paraître. Accepter leur défaite, éviter au pays de sombrer dans la violence et permettre au nouveau président de s’atteler à la tache, notamment en procédant à la réalisation de ces chantiers qu’il nous a annoncés et promis. Cela ne fait pas mourir et ne couvre personne de honte. C’est juste le jeu de la démocratie que nous avons choisi comme modèle de gouvernance dans notre république. Je pense également que le conseil du président de la République, le Colonel Azali sur la façon de se conduire dans cette période difficile, est à adopter. Savourer la victoire sans trop se donner des ailes, respecter les autres et penser à l’avenir.

Prions donc pour la paix et la continuité de la république.

Par Mohamed ALI MGOMRI

 

Azali en passe de l’emporter haut la main

Le 12/04/2016

La Une de La Gazette des Comores Azali Assoumani, Candidat de la CRC

La Une de La Gazette des Comores
La Une de La Gazette des Comores 

Selon les premières tendances sorties des urnes, Azali Assoumani devrait l’emporter haut la main, sur ses deux challengers de l’élection générale d’hier dimanche 10 avril. En attendant la publication des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante, La Gazette des Comores / HZK-Presse est en mesure de livrer à ses lecteurs le nom du successeur d’Ikililou Dhoinine, à l’issue d’un scrutin que beaucoup d’observateurs qualifiaient « à haut risque ». Il s’agit du candidat Azali Assoumani, qui a bénéficié d’un soutien de poids celui du parti Juwa et de son leader Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.

Le candidat de la Convention pour le renouveau des Comores l’aurait largement emporté dans les grandes villes du pays, notamment Moroni, Mutsamudu, Fomboni, Mitsamiouli, etc. Au terme d’une longue journée électorale, les 300 000 comoriens appelés aux urnes ce dimanche pour élire le futur président de l’Union, parmi les trois candidats en lice, ont donc choisi l’ancien chef de l’Etat (1999-2006), en sanctionnant le candidat du pouvoir (Updc) Mohamed Ali Soilihi alias Mamadou, pourtant soutenu par une large coalition de partis politiques et personnalités issues pour la plupart des rangs de l’Opposition.
 

Dans ces mêmes colonnes, nous écrivions déjà qu’Azali Assoumani était le candidat favori au vu du report de voix dont il a pu bénéficier à travers ses alliances du second tour (lire La Gazette n°2643, du lundi 4 avril), en totalisant plus de 41% contre 37% pour Mamadou (pourtant classé 1er du trio à l’issue de la primaire du 21 février dernier, ndlr), et 22,99% pour Mouigni Baraka.
 

Le candidat Azali, serait arrivé en tête des suffrages exprimés, aussi bien à Ngazidja qu’à Ndzouani et Mwali, selon les premières estimations recoupées des différentes sources, avec un écart plus ou moins important dans les principales agglomérations.
 

Dimanche soir, vers 23h, le quartier général de l’UPDC et ses alliés, annonçait publiquement sa victoire, par une déclaration de Houmed Msaidié, Vice-président de Mohamed Ali Soilih. Un concert de klaxon s’en est suivi à travers la capitale, pour fêter leur victoire, alors qu’au même moment, le QG du candidat Azali Assoumani, savouraient aussi leur triomphe électorale, sur tout le long du boulevard de la République populaire de Chine, menant au Palais du peuple où sont centralisés et compilés les résultats.
 

L’autre enseignement à retenir de ce double scrutin est la sanction infligée aussi aux candidats du pouvoir (UPDC) à Ndzouani et Mwali, où l’opposition semble largement sortie victorieuse des urnes, au second tour de l’élection des gouverneurs des îles. A Ngazidja, le score qui semblait par contre très serré entre Aby (Updc) et son challenger de l’opposition, Hassane Hamadi, a nettement évolué en faveur de ce dernier assuré d’être confortablement élu.
 

Quant à la participation, elle serait en baisse par rapport au premier tour. Elle se situerait entre 40% et 50% vers 17h, soit une heure avant la fermeture des bureaux de vote. Globalement, le double scrutin s’est déroulé dans le calme, et sans incident majeur, à l’exception des tentatives de fraudes observées surtout à Anjouan, où plusieurs bureaux de vote pourraient être annulés. Le dispositif anti-fraude mis en place en accord avec les trois candidats, semble avoir fonctionné, sous l’œil vigilent des observateurs nationaux et internationaux.
 

Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions, avec des articles d’analyse, des réactions et probablement les résultats provisoires plus affinés, que la CENI devrait publier demain mardi ou mercredi. Pourvu que le choix exprimé dans les urnes soit scrupuleusement respecté, cette fois, seul gage d’une élection libre, démocratique et transparente.
 

ESO

 

Comores : les électeurs appelés aux urnes

Le 10/04/2016

 

Les bureaux de vote ont ouvert tôt ce dimanche 10 avril dans l’archipel des Comores, à l’occasion du deuxième tour de l’élection présidentielle. Comment s'annonce cette consultation ? Peut-on s'attendre à une forte participation ? Le scrutin intéresse-t-il la population ?
 

C’est le jour J aux Comores. Il devrait y avoir du monde dans les bureaux de vote ce dimanche 10 avril pour le deuxième tour de l’élection présidentielle. Cela fait des semaines et des semaines que le scrutin occupe presque toutes les discussions dans l’archipel. Dans les taxis, les bars, les magasins, on entend toute la journée revenir le nom des candidats.
 

Ils sont trois en lice. Azali Assoumani, qui a déjà occupé le poste et brigue donc un nouveau mandat, dix ans après son départ de Beït-Salam le palais présidentiel, Mouigni Baraka, le gouverneur de l’île de la Grande Comore et le candidat du gouvernement, Mohamed Ali Soilihi, plus connu sous son surnom « Mamadou », actuellement vice-président en charge des Finances.
 

Présidence tournante
 

Ces trois candidats sont tous originaires de la Grande Comore. C’est une particularité de l’élection présidentielle aux Comores : le principe de présidence tournante entre les trois îles de l’archipel. Les chefs de l’Etat sont venus successivement de la Grande Comore, d’Anjouan et de Mohéli. C’est de nouveau au tour de la Grande Comore. Au premier tour, en février 2016, seuls les électeurs de cette île ont pu voter.
 

Et ce n’est que maintenant que tous les habitants sont appelés à départager les trois finalistes. La plupart des électeurs ont déjà fait leur choix, mais paradoxalement ils sont nombreux à douter de la transparence du scrutin et à se dire un peu déçus de leurs responsables politiques. Pour beaucoup, l’urgence c’est surtout de reconstruire des routes, des centres de santé accessibles à tous, de réformer l’école et d’améliorer l’accès à l’électricité qui est coupé tous les jours pendant plusieurs heures.
 

Début de vote dans le calme
 

A l’ouverture des bureaux de vote ce matin il n’y avait pas beaucoup de monde, pas de file d’attente, dans l'école Fesmay du quartier de Zilimadjou, au sud de la capitale Moroni. Il s’agit d’un centre important qui regroupe six bureaux de vote.
 

Dans la plupart, les opérations ont commencé à l’heure ou presque. Un quart d’heure après l’ouverture, il manquait encore quelques assesseurs et, dans ce cas-là, le vote ne peut pas débuter.
 

Il manquait aussi certains représentants des candidats. Tous les trois ont obtenu le droit d’être représentés dans chaque bureau de vote aujourd’hui. Une décision prise en accord entre les concurrents et la Commission électorale nationale indépendante après quelques cafouillages au premier tour. Cette fois-ci, la Céni assure que tout est en place pour que le scrutin se passe bien.
 

rfi

 

 

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